Portrait du Doyen

Portrait du Doyen

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Gilles Weber @ CHUV

S’il fallait chercher un fil rouge à la carrière de Manuel Pascual, cela pourrait être la créativité: «Si j’avais été doué, j’aurais aimé devenir artiste, confie le futur Doyen de la FBM. Mais pas un interprète, ce qui m’intéresse, c’est plutôt la composition ou la création». Il professe son admiration pour certains artistes, peintres ou musiciens, classiques ou contemporains.

Mais la médecine et les soins sont une tradition familiale, qui remonte à loin.  En effet, médecins, soignantes, dentistes, oculistes ou pharmaciens se sont succédé ou ont coexisté dans sa famille depuis le XIXe siècle, et c’est donc avec une certaine logique que Manuel Pascual commence ses études de médecine à Genève dans les années 80. Non sans une ultime hésitation avec la biologie, qu’il jugeait «potentiellement plus créative». Aujourd’hui, alors qu’il prend les rênes de la Faculté de biologie et de médecine, la boucle est bouclée, relève-t-il avec malice.

On comprend dès lors qu’il se voyait clinicien-chercheur, et il fait ses premières armes en clinique et en recherche en médecine interne et en immuno-néphrologie à Genève, entre 1986 et 1993, avant de partir au Massachussetts General Hospital et à la Harvard Medical School, à Boston. Il y restera dix «très belles et passionnantes années», passant de la néphrologie à la transplantation d’organes. Et gagnant aussi un goût pour les anglicismes.

Projets
Jusqu’à 2003 et ce coup de téléphone du Doyen de la Faculté de médecine de l’époque, Michel Glauser, qui lui propose de mener un grand projet lausannois: la création et mise en place du CTO, le Centre de transplantation d’organes, qu’il dirige, établissant également des liens avec Genève en vue de la création du Centre universitaire romand de transplantation, et pavant aussi la voie avec un petit groupe de collègues à la future cohorte STCS, cohorte suisse de patients transplantés unique au monde.

Un grand projet créatif comme il les aime: «Je n’ai pas vu le temps passer!» Jusqu’en 2015, où Jean-Daniel Tissot le sollicite pour rejoindre son équipe décanale. Il hésite, puis accepte et prend les commandes d’un dicastère inédit, «Communication, stratégie et relations extérieures». Une création from scratch, encore! A ce poste, il renforce l’équipe et les activités de communication de la FBM et exerce surtout ses talents de diplomate, détricotant certains des dossiers les plus emmêlés de la Faculté. Pour citer une boutade de Jean-Daniel Tissot: «Manuel Pascual est l’immuno-suppresseur de la FBM».

La greffe à la FBM prend, au point qu’il décide de poser sa candidature comme Doyen, après deux mandats comme vice-Doyen. Élu brillamment par le Conseil de faculté le 12 janvier 2021, sa nomination a été validée officiellement le 24 mars 2021 par le Conseil de direction UNIL-CHUV-Unisanté.

Se présenter comme Doyen était pour Manuel Pascual la «suite logique» à ses six ans comme vice-Doyen: «J’aime être au cœur de la vie académique et je suis sensible à l’argument du service à la communauté. De plus, le poste de Doyen est aujourd’hui très spécialisé, mieux vaut arriver un peu préparé».

Service public
Pour autant, il insiste: «Il faut l’aborder avec humilité et prudence». Et il faut bien s’entourer: le nouveau Doyen vient d’annoncer son équipe, constituée à parité de vice-Doyennes et de vice-Doyens. «Je tiens aussi à souligner la grande qualité de l’équipe administrative et des adjointes et adjoints du Décanat, ainsi que l’ambiance positive qui y règne. J’aime travailler avec des personnes qui voient le verre à moitié plein. C’est pour moi essentiel».

Comment imagine-t-il la transition? «Pour beaucoup, mon élection est garante d’une certaine continuité avec le Décanat actuel. Et je vais effectivement veiller à ne pas déstabiliser cet édifice. Pour autant, il nous faudra aussi montrer une capacité adaptative sur certains projets existants, et je me réjouis d’en créer de nouveaux!» Pas de révolution, mais une évolution, promet Manuel Pascual.

top-down: ces collaborations entre médecins et fondamentalistes fonctionnent quand elles émanent de la base, quand elles font sens pour leurs différents protagonistes. Je trouve aussi capital que la SSF conserve son autonomie». Manuel Pascual se réjouit aussi de travailler avec les directions de l’UNIL, du CHUV et d’Unisanté.

L’après-Covid…
Il faudra composer avec la pandémie de Covid-19: «Que les choses retournent, ou pas, à la normalité cet automne, cette crise a amené de nouvelles façons de travailler. Il est certes important de se réunir, mais certains meetings peuvent être virtuels: visons l’efficacité et l’efficience».

Car la FBM et son futur nouveau Doyen auront du pain sur la planche. Les dossiers à suivre sont nombreux, qu’ils concernent l’enseignement, la relève académique ou la recherche. Le développement des sciences infirmières, notamment, est une priorité, tout comme la promotion de l’égalité: «Egalité mais aussi diversité doivent devenir une respiration quotidienne». Et l’infusion ne serait pas complète sans un troisième -té, la durabilité: «C’est une problématique qui est déjà organiquement très présente au sein de la SSF et de l’UNIL, mais nous devons la développer ailleurs: nous devons nous demander ce que la FBM peut faire pour la société, mais aussi ce que nous pouvons faire au sein de notre Faculté. Une chose est sûre, la FBM devra jouer un rôle important».

par Nicolas Berlie - Communication FBM
Publié le 1er juin 2021

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